mercredi 9 avril 2008

Le pouvoir, pour en faire quoi?


Le pouvoir, pour en faire quoi? Lorsque l'on regarde le spectre politique, on constate aisément que le Parti Québécois veut se faire élire pour réaliser l'indépendance du Québec. Je ne partage pas leur option, mais au moins cela a l'avantage d'être clair. L'Action Démocratique du Québec quant à elle désire faire un ménage des finances publiques en décentralisant l'état québécois vers les régions, les adéquistes souhaitent aussi une plus grande place du privé dans la fonction publique. Mais que pouvons-nous dire du Parti Libéral du Québec? À vrai dire en feuilletant leur programme, nous apprenons qu'ils sont les défenseurs des valeurs profondes du Québec. Le programme est remplit de grande phrases grandiloquentes sur les aspirations québécoises. Mais hormis cela, que pouvons-nous dire de leurs grandes orientations? Difficile de le dire et c'est le noeud du problème. Les libéraux veulent le pouvoir et ne semble pas savoir pourquoi. Peut-être que les organisateurs et les collecteurs de fonds le savent eux. Parce que lorsque le Parti Libéral reprend le pouvoir, les contrats d'asphaltes pleuvent. Au grand plaisir des firmes d'ingénieries et d'expert comptable. Je n'ai rien contre ces gens-là, mais j'aimerais que ces contrats aillent sur des projets structurants qui entraîneraient la création d'emplois à valeur ajoutées. Mais non, lorsque le Parti Libéral prend le pouvoir nous assistons a un perpétuel chantier routier et pour le reste des autres secteurs ce n'est qu'improvisation. Hormis les routes il semble que les deux meilleurs secteurs de prédilections pour la création d'emplois chez les libéraux seraient les nominations partisanes et la création de commissions parlementaires.Au chapitre des nominations partisanes, la liste s'allonge encore. On peut y reconnaître des acteurs du dernier gouvernement Charest et des organisateurs libéraux. Des gens comme Michel Després nommé aux Normes du Travail. Carole Théberge atterrit sur le très confortable siège de Vice-présidente de la CSST et le très compétent Pierre Boulanger. Président du 400ième atterrit lui, dans le confortable poste de Délégué Général du Québec à Londres.Voilà quelques bonnes raisons pour eux de se faire élire sous la glorieuse bannière libérale.

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