Cette semaine dans la foulée du passage à l’ouest de François Rebello, nous avons eu droit au retour à la vie de certains spineux libéraux. Après un temps des fêtes les pieds en éventails sur le bord du poêle. Certains spineux ont reprit le collier pour nous gratifier de leurs railleries habituelles sur les déboires des péquistes et surtout des propos contradictoires du transfuge Rebello. Malheureusement, ces spineux issues d’un parti riche en contradictions ne se sont pas gardé une petite gêne. Car s’ils s’étaient donné la peine d’aller jeter un coup d’œil sur ce qu’à dit leur sémillant chef du temps où ils sévissait dans l’opposition, ils auraient sérieusement envisagés de prolonger leur vacance de noël. Ils auraient vite fait un parallèle entre le Charest d’aujourd’hui et celui du 26 novembre 1999 où notre pathétique PM s’indignait que ce soit au Québec où les taxes et les impôts étaient les plus élevé en Amérique du Nord. Ce serait drôle si ce n’était pas si grave pour notre économie.
Mais ce n’est pas le pire. Le 3 mai 2000, il se permettait de faire la morale aux péquistes en leur demandant d’imaginer un investisseur et l’accueil qu’on lui ferait avec les taxes et les impôts les plus élevées en Amérique. Il pousse même le cynisme jusqu’à nous parler de l’économie du savoir en traitant des gens qui peuvent demander des salaires élevés en raison de leurs compétences et du fait qu’il ne resterait pas bien bien longtemps dans un régime fiscal aussi peut attirant. Le 17 mars 1999, il disait qu’il n’y a plus grande contradiction que de dire : On va avoir une économie du savoir puis les taxes, les impôts les plus élevés en Amérique du Nord. C’est impensable. Et pourtant, le gouvernement continue dans cette voie-là. Je rappelle que c’est Jean Charest qui nous disait ça et qu’aujourd’hui la TVQ a montée d’un pourcent que la contribution santé a aussi augmentée, que notre système de garderie est déficitaire et qu’il est passé de cinq dollars à sept. Qu’hydro en est à sa énième augmentation de tarif.
Le 17 mai 2000, notre grand bâtisseur autoproclamé, nous parle des compagnies riches. !2 ans plus tard après avoir monté les impôts les taxes qu’il dénonçait ce jours-là, le Québec est encore l’endroit où l’on subventionne le plus les riches entreprises… Ahhh l’incohérence quand tu nous tiens… Et, le plus sérieusement du monde, toujours ce même 17 mai, le frisé qui nous sert de premier ministre raillait les péquistes en leur prêtant l’intention de se présenter comme le robin des bois des riches. Je rappelle que nous sommes l’état qui subventionne le plus les entreprises et qu’il va donner le Nord du Québec à ces mêmes entreprises… Le 4 mars 1999 il disait des péquistes que le gouvernement avait besoin du champ des sirène de la subvention pour inciter les entreprises à résister à l’envie de partir pour les juridiction voisine. Il disait que les péquistes avaientt besoin de cette fiscalité écrasante pour stimuler artificiellement l’économie pour compenser l’affaiblissement catastrophique de notre niveau de vie.
Notre liberté fiscale au Québec on l’atteint le 17 juillet, soit 12 jours de plus que le 23 mai 2000 où, notre joyeux drille de premier ministre, s’indignait que les québécois doivent attendre en juillet d’être libéré de l’état. Mais les plus cyniques qu’ait prononcé Jean Charest l’on été le 4 mars 1999 quand il dit ceci : Voilà, M. le Président, la question que nous posons aujourd'hui au nom de tous les contribuables québécois: On a quoi de plus en retour? Ce que nous avons, M. le Président, ce qui nous reste à titre de citoyens quand le gouvernement du Québec a fini de puiser dans nos poches, c'est moins d'argent disponible que nos voisins, moins de pouvoir d'achat et un niveau de vie plus bas; en somme, un désastre économique pour ceux et celles qui le vivent – le terme n'est pas trop fort – et ça, je le répète, en pleine période de croissance nord-américaine. Que nous restera-t-il dans nos poches de plus qu’en 1999 quand Charest et son gouvernement de satrapes auront puisés dans nos poches, les taxes ,les impôts et les tarifs les plus élevés en Amérique du Nord ? Beaucoup moins que du temps où les péquistes sévissaient au gouvernement.
Mais l’apogée du rôle de défenseur du contribuable que s’est donné Jean Charest a été atteint le 4 mars 1999, quand, revêtu des ses collants rouges, de sa cape ornée du sigle Parti Libéral et baignée de la lumière de la mission divine de pourfendeur de Zachée péquiste il pérorait ceci : Pour nous, c'est le gouvernement, c'est l'État, ce sont les institutions, et en premier lieu l'Assemblée nationale du Québec, qui doivent être au service des citoyens. Les contribuables, eux, paient la note, M. le Président; ils paient votre salaire, ils paient le mien, celui de tous les employés de l'État. La facture est considérable, et, pour la payer, les contribuables québécois croulent sous un fardeau fiscal qui n'a d'égal nulle part ailleurs en Amérique du Nord.
La mission que se donne le Parti libéral du Québec dans son rôle d'opposition officielle à l'Assemblée nationale est d'exercer une surveillance, une vigilance de tous les instants afin que l'appareil de l'État soit remis au service des citoyennes et des citoyens. L'État doit exister pour les servir et non les asservir. Le trésor de l'État n'appartient pas au gouvernement; il ne peut en disposer comme bon lui semble. Il doit à tout moment être mis devant la réalité, à savoir que le trésor appartient aux contribuables, aux citoyens, et qu'il doit être utilisé pour promouvoir leurs intérêts et apporter des solutions à leurs problèmes pour améliorer leurs conditions de vie, leurs conditions de travail, leurs hôpitaux, leurs écoles, leurs universités, et non pour promouvoir les intérêts du parti au pouvoir.
Que reste-t-il de ces belles paroles ? Que reste-t-il de cette vigilance qui devait faire en sorte que l’État soit au service du citoyen et non le contraire ? Force est d’admettre que l’état s’est enfoncé encore davantage dans son rôle d’agresseur et que les choses ne semblent pas être sur le point de changer. Si seulement Jean Charest avait été le quart de ce qu’il promettait d’être, le Québec ne serait peut-être pas le nirvana, mais la situation ne serait certainement pas aussi critique. Des contradictions avec le discours de l’époque j’en ai pour 54 pages. J’espère simplement que les spineux libéraux se regarderont dans le miroir avant de s’ouvrir la trappe sur les contradictions des autres.
vendredi 13 janvier 2012
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